Tola DORIAN, L'Aigle

Poèmes lyriques, 1888

Aux extrêmes hauteurs des fuyantes nuées
L'aigle vole en jouant sous des gerbes d'éclairs
Et regarde ramper les rafales ruées
Contre les rocs aigus, se brisant dans les airs.

L'océan sous lui râle, immense, écume et gronde.
Aux répercutements des flots son cri répond :
Son œil, perçant leur sein noir qui brave la sonde,
Voit la perle qui dort sous le sable profond.

Ainsi l'esprit vainqueur de nos ténèbres glauques
Atteint l'immensité des horizons vermeils,
Sous le sol il entend sourdre les flammes rauques,
Dans l'ombre il pressent l'aube où germent les soleils.





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