• François VILLON, "Item, au pauvre Laminel..."

Esquisses et premiers Jets


Divagaisons



"Gloire à vous, gens de lettres."

Madame EUGÈNE (Fleuriste funéraire), Harangue proférée un 1er avril sur la tombe retrouvée de Johannes Gutenberg



Tout le monde connaît le Nouveau nouveau Testament, dans lequel François Villon fait figurer la fatidique Ballade des Pendus. On ignore généralement qu’il a songé d’abord à publier après sa mort une œuvre plus intime, qui se serait intitulée Mémoires d'Oultre Fourneau ou Ma Vye en cuisyne. Ces trois strophes y figurent, qui évoquent Eustache Laminel, le poète oublié. On appréciera l’hommage rendu à sa frugalité.

 

Item, au pauvre Laminel,
Qui long temps fut désemparé
De tête, et de corps bien taré,
Rien ne laisse du bel oisel
Qu’à bonnes dents j’ai dévoré.

Non aultrement tarit la faim,
Tâtant du lard en Mardi Gras :
Témoin ma dame de Pourras
Festoyant la Pomme de Pin :
Ne s'en réclaime en son fatras.

Si lui convient croire et sçavoir
Que tous rots sont, quand bien rôtis,
Pour mandibulles bien bâtis,
Mets plus divin que boudin noir :
Et n’en dit mot dans ses escripts.





Laisser un Commentaire

Pseudo

Email

Commentaire

Voir tous les Commentaires



Retour


© Gabkal.Com