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Philippe DESPORTES

1546-1606






Né à Chartres dans une famille de riches négociants – sa sœur Simone sera plus tard la mère du poète Mathurin Régnier –, Philippe DESPORTES devient d'abord, à Paris, clerc d'un procureur qui le congédie, dit-on, pour avoir fait la cour à sa femme. Âgé d'une vingtaine d'années, il est employé comme secrétaire par l'évêque du Puy, qui l'emmène à Rome. De retour en France en 1567, il fréquente le jeune Claude de Laubespine et le ministre d'État Villeroy, qui ont tous deux à peu près son âge et qui l’introduisent à la cour. En 1572, il publie ses premiers vers, imités de l'Arioste, et, déjà courtisan raffiné, les offre au roi Charles IX et à son frère le duc d'Anjou. Les deux princes le choisissent bientôt pour confident et chantre attitré de leurs amours, dont il se fait le ministre dévoué. Il publie, en 1573, une splendide édition de ses œuvres aux frais du duc d'Anjou qu’il suit en Pologne. Son protecteur, devenu roi de France sous le nom d'Henri III, le comble de faveurs et assure sa richesse en lui faisant obtenir plusieurs abbayes particulièrement lucratives. En 1587, il décide de finir sa vie dans la solitude, mais la guerre civile le prive de ses revenus ecclésiastiques. Il penche d’abord du côté de la Ligue, puis obtient l’assurance de recouvrer sa fortune quand il se rallie à Henri IV. Il vieillit tranquillement en traduisant des Psaumes et en protégeant quelques jeunes poètes.





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