Tristan CORBIÈRE

1845-1875






Fils d'un armateur qui s'engagea à neuf ans comme mousse, participa, comme officier, à tous les combats sur mer au temps de Napoléon, puis se fit un renom de romancier régionaliste, Édouard-Joachim CORBIÈRE vit la jeunesse d'un dandy désabusé. Malade dès l'enfance, à moitié infirme à l'âge de dix sept ans, il quitte le lycée et se retire en 1863 à Roscoff dans la maison de famille. Il fréquente les caboulots du port, court les falaises, sort en mer sur le "Négrier", un cotre que son père lui a offert. Les Roscovites le surnomment An Ankou (le Spectre de la Mort). En 1869, il voyage en Italie, d'où il ramène un costume d'évêque dans lequel il parade et bénit la population scandalisée. Quelques séjours avec sa mère dans des villes de cure, une passion malheureuse qu'il voue à la maîtresse du comte de Battine, la Marcelle à qui il dédicacera son œuvre future, sont les seules expériences notables de sa brève existence. Il en tire la matière des Amours jaunes, qu'il publie en 1873 à compte d'auteur sous la signature de Tristan Corbière. Le livre passe inaperçu. En décembre 1874, il est admis à l'hôpital Dubois, "dont on fait des cercueils", en sort le 6 janvier 1875, meurt en mars au milieu de brassées de bruyère qu'il s'est fait apporter.






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