Joséphin SOULARY

1815-1891






Fils d'un commerçant lyonnais d'origine génoise, Joseph-Marie dit Joséphin SOULARY connaît des années de jeunesse difficiles. Engagé à seize ans dans un régiment de ligne, il sert jusqu'en 1836, puis devient, en 1840, chef de cabinet du préfet Jaÿr. Il passe désormais presque toute sa vie à Lyon, sa ville natale, et dans le Bugey. De 1845 à 1867, il est chef de division à la préfecture du Rhône. Nommé en 1868 bibliothécaire au Palais des arts de Lyon, il termine sa carrière comme conservateur de la Bibliothèque municipale. Son ami Aimé Vingtrinier affirme qu'il se disait libre-penseur et ne voyait dans le monde que des loups, des ingrats et des méchants. Son biographe Paul Mariéton souligne chez lui l'humour, qui est "un composé de fantaisie italienne et de brume lyonnaise" découlant le plus souvent "d'une veine d'amertume". Charles Baudelaire, dès 1860, écrivait à Armand Fraisse : "Que M. Soulary soit un grand poète, cela est évident aujourd'hui pour tout le monde." Jules Lemaître, dans la 3ème série de ses Contemporains (1887) sera plus sévère et blessera définitivement celui qui, "par bien des points et par ses qualités aussi bien que par ses défauts, est comme en dehors et à part du mouvement poétique de notre temps."






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