• Joachim DU BELLAY, "Heureux qui, sans hélice..." (Version B)

Esquisses et premiers Jets


Divagaisons



"Gloire à vous, gens de lettres."

Madame EUGÈNE (Fleuriste funéraire), Harangue proférée un 1er avril sur la tombe retrouvée de Johannes Gutenberg



Du Bellay a dû composer cette version du fameux sonnet durant un séjour qu'il fit en son jeune âge au bord de la mer, et dont les biographes avertis n'ont pas encore réussi à définir les coordonnées véritables. Le poète hésite, se cherche encore un peu. On sent qu'il se trouvera bientôt.

 

Heureux qui, sans hélice, a fait un long voyage,
Ou comme celui-là qui brave le poisson
Et va de l'Océan visiter le grand fond,
Montrant aux yeux du monde un merveilleux courage !

Quand apprendrai-je, hélas, à pratiquer la nage
Aussi bien que quiconque, et dans quelle saison
Parviendrai-je à flotter aussi bien qu'un bouchon,
Qui m'est un bel exemple et même davantage ?

Plus me plaît d'avancer allongé sur le flot
Que suffoquant dessous ainsi qu'un cachalot.
Plus que le papillon me plaît l'indienne fine.

Plus la planche apaisée que le crawl épuisant,
Plus le bassin fermé que le golfe écumant,
Et plus que l'eau de mer celle de la piscine.





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