François MAYNARD, "Tel était ce bel astre..."

Les Amours de Cléande, Sonnet II, Œuvres poétiques de François de Maynard, Tome premier, 1613






Tel était ce bel astre alors que je le vis,
Ainsi que le soleil qui reluit sans nuage,
Et mon vouloir me fut si doucement ravi
Que j'en chéris la perte et bénis le servage !

Son beau regard était de tant d'appas suivi,
Qui comme doux éclairs partaient de son visage,
Qu'il fallait m'avouer sans âme ou sans courage,
Pour m'éloigner du joug où je fus asservi.

Mille petits Amours comme jeunes abeilles
Voletaient doucement sur les roses vermeilles
De son teint où la grâce avait logé ses traits.

Bref on voyait en lui briller tant de lumières,
Que les astres plus clairs n'étaient que les portraits
Des rayons qui luisaient sous ses belles paupières.





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