Léon VALADE, La Vallée

Paysages et fantaisies, À mi-côte, 1869-1874






Ceinte de coteaux verts où le ciel bleu finit,
Loin du poudreux sillon des routes isolée,
Tout ombre et tout fraîcheur, la petite vallée
S'enfonce, hospitalière et molle comme un nid.

La plainte du vent faible, où l'eau courante unit
Sa note claire, passe aux chants d'oiseaux mêlée ;
Et d'une cloche au loin l'inégale volée
Y fait parfois mourir comme un écho bénit.

Et c'est là, quand ailleurs Midi rutile et crie,
Que, parmi la verdeur douce de la prairie,
Il fait bon se coucher au pied d'un saule creux,

Jusqu'à l'heure apaisée où le soleil décline,
Pour accorder le cours de son rêve amoureux
Au long ruissellement des blés sur la colline.





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